À Gungu, le patrimoine vivant prend la parole pour la paix

Ce mardi 21 juillet, Gungu redevient l’une des capitales culturelles de la République démocratique du Congo. Au stade Mufila, dans la province du Kwilu, danses, musiques, rites, récits et savoirs traditionnels ouvrent la 26ᵉ édition du Festival national de Gungu, le FESNAG. L’événement se déroule jusqu’au 27 juillet entre Gungu et Kikwit.
Cette année, le festival est placé sous le thème : « Plaidoyer des cultures pour la paix et le développement de la République démocratique du Congo ». Un choix qui replace la culture là où elle a toujours vécu : au cœur de la communauté, comme un langage capable de réunir, de transmettre et de restaurer les liens.
Selon les organisateurs, quatre journées de festivités sont prévues à Gungu, avant deux journées de clôture à Kikwit. Près d’un millier de participants venus de différentes provinces de la RDC et d’autres pays sont annoncés : artistes, scientifiques, autorités traditionnelles, responsables publics, opérateurs culturels, acteurs économiques et chefs spirituels. Le festival espère également recevoir jusqu’à 20 000 spectateurs par jour, une estimation communiquée par sa coordination.
Quand les traditions sortent des vitrines
À Gungu, le patrimoine ne se présente pas derrière une vitre. Il danse, parle, chante et rassemble.
Le programme annoncé comprend des productions de danses traditionnelles, des prestations musicales, des démonstrations de rites et de rituels, des séances de palabres africaines conduites par des autorités traditionnelles, des découvertes gastronomiques et un colloque scientifique consacré aux liens entre culture, paix et développement.
Cette diversité rappelle une chose essentielle : le patrimoine vivant ne se limite pas aux objets anciens. Il réside également dans les gestes, les rythmes, les langues, les cérémonies, les recettes, les formes de médiation et les connaissances qui continuent de circuler entre les générations.
Le FESNAG donne ainsi une scène nationale à des expressions qui demeurent parfois éloignées des grands circuits médiatiques. Il permet aux territoires de se raconter autrement, non plus comme de simples espaces administratifs, mais comme des lieux porteurs d’imaginaires, de mémoires et de créations.